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RÉMY C., 2004, « Le code implicite comme ressource pour la production de l’action. Ethnographie d’un abattoir », Communication au 1er Congrès de l’Association Française de Sociologie, Villetaneuse, 24-27 février 2004.
La sociologie discute abondamment des « normes ». Cette hétérogénéité entretient une idée de « flou », de pluralité de définitions. Au-delà du critère de la formalisation-institutionnalisation des normes, nous chercherons à nous demander si celles-ci sont forcément explicitées-explicitables par les acteurs, alors même qu'elle sont mobilisées par ces derniers et donc repérables par le sociologue. Notre niveau d'entrée sera celui de la « situation ». Nous présenterons notre analyse des normes en vigueur dans un abattoir. Une ethnographie minutieuse nous a permis de découvrir que la production de l'action dans cette situation est soutenue par un code ou encore des normes implicites, qui peuvent se résumer ainsi : « dans l'abattoir, tout le monde ne tue pas, et cela entraîne un ensemble de disjonctions catégorielles et spatiales implicites ». Nous soutiendrons que le dosage normes explicites/implicites va varier « morphologiquement » en fonction du degré de structuration. Plus une situation sera précaire car faiblement « explicitée » dans son déroulement, plus les « membres » mettront en place un ensemble de « procédures » afin de soutenir la production de l'action. Nous tenterons de répondre à une série de questions. Comment le sociologue découvre-t-il les normes implicites en vigueur ? Si le propre du code implicite est de ne pas pouvoir être énoncé, comment s'exprime-t-il ? Quel est son « rôle » dans la situation ? Enfin, nous reposerons la question de la déviance par rapport à des normes qui ne sont pas explicitées-explicitables.
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