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HENNION A., TEIL G., Attachements. Une sociologie de l’amateur, Paris, Métailié, à paraître. |
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HENNION A., 2007, La passion musicale, Paris, Métailié, 416 p.
L'objet de ce livre est instable, comme celui de la musique. Il vise à faire une sociologie de la passion musicale qui en respecte les médiations propres, qui n'écrase pas sous les instruments de l'analyse la réalité analysée. Il tente aussi l'inverse, une théorie de la médiation formulée depuis la leçon que donne la musique. Cet art de la présence déconcerte en effet l'analyse sociologique. La musique n'a pas d’objet à montrer, elle n'est qu'accumulation de médiateurs (instruments, langages, partitions, interprètes, scènes, médias…). Pour comprendre comment les musiciens installent la musique au milieu d'eux, A. Hennion part du mouvement de réinterprétation de la musique baroque, qui, en mêlant médias modernes et traités anciens, a créé un objet inouï, l'écoute moderne d'une musique ancienne. Restituant ainsi la diversité des intermédiaires, humains ou matériels, par lesquels passe la relation entre musiques et publics, l'auteur analyse des dispositifs musicaux concrets, de la classe de solfège à la grande scène rock ou au concert classique. La musique est un bon modèle pour un tel repeuplement du monde de l'art : on y parle moins d'objet que de performance, d'œuvres que de versions, d'"être" que de jeu. Non pas la musique d'un côté, le public de l'autre, et entre eux des moyens asservis : tout se joue chaque fois au milieu, dans la réussite d'un passage. En montrant une réalité collective remplie d'instruments, de corps, d'objets, la musique introduit à une sociologie de la médiation comme double dépassement, d'une pensée critique qui réduit les objets au social et d'une pensée naturelle qui n'accepte d'objets que si elle les arrache au social. |
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HENNION A., 2002, La Pasión musical, trad. Jordi Terré, Barcelone/Buenos Aires/México, Paidos, 400 p.
La música desconcierta al análisis. Ese arte de la presencia, que no muestra ningún objeto, que no es más que una acumulación de mediadores --instrumentos, partituras, intérpretes, escenarios, medios de comunicación...--, parece ser, sin embargo, la encarnación de la inmediatez, la expresión misma de lo colectivo o el ideal de un lenguaje interior. Para entender mejor de qué modo los músicos emplazan la música en su propio medio, Antoine Hennion parte del movimiento actual de reinterpretación de la música barroca: lejos de oponer entre sí los muy variados soportes de la música, instrumentos antiguos y discos compactos, medios modernos de comunicación y tratados olvidados, esta corriente los ha apoyado unos en otros para crear un objeto inaudito, la escucha moderna de una música antigua. Pero la disputa sobre los medios musicales no se limita a la recuperación, por parte de los medios de comunicación, de repertorios desaparecidos. Al restituir igualmente la diversidad de los intermediarios, humanos o materiales, a través de los cuales pasa la relación entre música y públicos, el autor analiza los dispositivos musicales concretos, del concierto de rock al concierto clásico, y la constitución de los géneros actuales. La música es un óptimo modelo para semejante repoblación del mundo del arte: en ella se habla poco de sujeto u objeto, raramente de artista (tan «músico» es el compositor como el intérprete o el melómano); se habla menos de esencia que de ejecuciones, menos de obra que de versiones, menos de «ser» que de interpretación. No está por un lado la música, por el otro el público y, entre ambos, los medios puestos a su servicio: cada vez se juega todo en un terreno común, en el logro de una transición. |
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GOMART É., HENNION A., MAISONNEUVE S., 2000, Figures de l’amateur. Formes, objets et pratiques de l’amour de la musique aujourd’hui, Paris, La Documentation française, 286 p.
Qu'est-ce qu'un amateur de musique classique ? Comment vit-il sa passion ? De quels dispositifs s'entoure-t-il pour la provoquer et l'atteindre ? Quelle est sa place dans le développement moderne de la musique ? Voilà les questions que les auteurs de ce livre mettent au centre de leurs recherches et de leurs réflexions. A travers une minutieuse enquête de terrain et au moyen d'hypothèses de travail aussi audacieuses que solidement étayées, c'est à une vaste révision de nos conceptions classiques qu'ils nous invitent. Leur recherche est une traversée. Des idées de la sociologie classiques à celles de l'esthétique, de l'histoire de la musique aux notions spontanées sur l'amateur, elle brasse et réorganise tout notre paysage intellectuel pour parvenir au cœur de son objectif : décrire l'amateur et sa passion, non pas comme la marge naïve du monde musical, mais comme son centre de gravité moderne et le principe même de son évolution aujourd'hui. |
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FAUQUET J.-M., HENNION A., 2000, La grandeur de Bach. L’amour de la musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 246 p.
Comment penser la grandeur de Bach ? Quelle part donner au travail de transformation continue qui s'est emparé de lui et de son oeuvre et en a fait à la fois l'outil et l'objet de notre amour de la musique ? Pour répondre à une telle question, on ne peut se contenter d'étudier la «réception» de l'oeuvre du musicien, ni d'entreprendre la critique du culte qui lui est rendu. Car on constate que la musique de Bach ne cesse de changer, tandis qu'inversement, c'est toute la musique que Bach sert à redéfinir. Tout le long du XIXe siècle, on assiste à la formation commune d'une nouvelle façon d'aimer la musique et d'un répertoire de chefs-d'oeuvre capables de répondre à un tel format du goût. Pour analyser cette grandeur, la méthode des auteurs a consisté à se placer délibérément dans une position intermédiaire, entre le culte musicologiste et le constructivisme social, dans un autre pays que l'Allemagne, durant la période qui va de 1800, quand l'oeuvre de Bach commence à être publié, à 1885, bicentenaire de la naissance du musicien. La grandeur de Bach, c'est tout d'abord le zèle du premier cercle des usagers qui, de Chopin à Alkan, de Gounod à Saint-Saëns, de Liszt à Franck, s'attellent à faire aimer la musique du Cantor en la jouant, en la transcrivant, en la paraphrasant, tandis que biographies et anecdotes contribuent à dessiner la figure de l'artiste «surnaturel», du virtuose, du savant et du saint... Un répertoire, principalement instrumental, se met en place, des morceaux emblématiques, véritables «tubes», contribuent à populariser sa musique : l'«Air de la Pentecôte», le premier prélude du Clavier bien tempéré transformé en Ave Maria par Gounod, tel morceau de La Passion selon saint Matthieu exécutée au Panthéon... Ces divers éléments montrent d'abord la façon dont, durant le XIXe siècle en France, Bach devient musique : il n'est plus seulement une référence, un maître ancien, une statue de commandeur à l'ombre de laquelle faire la musique du temps présent, il devient lui-même un auteur «contemporain». Ils montrent aussi que c'est la musique qui devient Bach, qui se réorganise autour de lui (et de quelques autres, comme Beethoven), en prenant appui sur sa production. Car Bach n'intègre pas un univers tout fait : il le produit en partie, à travers l'invention d'un nouveau goût pour la musique. |
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DIDIER E., DUBUISSON S., HENNION A., RABEHARISOA V., 1997, Passages et arrêts en gare. Les régimes de présence en situation de passage, Plan Urbain-RATP-SNCF, 109 p.
L'objectif de cette recherche est de tenter une interprétation de l'expérience des usagers de la gare interrogés lors de l'enquête préalable mais aussi d'utiliser ces personnes interviewées comme des observateurs de la gare en action. |
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DUBUISSON S., HENNION A., 1996, Le design : l’objet dans l’usage. La relation objet-usage-usager dans le travail de trois agences, Paris, Presses de l’Ecole des Mines.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale, qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils ont été étudiés, comme sociologues pratiques de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail, ont été suivies sur le terrain. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions, esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande. Les auteurs, Sophie Dubuisson et Antoine Hennion, sont respectivement chercheur et directeur du Centre de Sociologie de l'Innovation à l'École des Mines de Paris. |
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HENNION A., 1993, La passion musicale. Une sociologie de la médiation, Paris, Métailié, 416 p.
La musique introduit à une sociologie de la médiation comme double dépassement d’une pensée critique, qui réduit les objets au social, et d’une pensée naturelle qui n’accepte d’objets que si elle les arrache au social. Non pas la musique d’un côté, le public de l’autre et entre eux des moyens asservis : tout se joue chaque fois au milieu, dans la réussite d’un passage. |
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HENNION A., MIGNON P., 1991, Rock. De l'histoire au mythe, Paris, Economica, 283 p.
Ambigu, multiple, le rock est gorgé de social et de musical. Ce volume montre que ceux qui font ou parlent du rock, parlent ainsi du monde social. |
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HENNION A., 1988, Comment la musique vient aux enfants. Une anthropologie de l’enseignement musical, Paris, Anthropos, 239 p.
Ce livre est le fruit d'une enquête menée dans les classes de musique, sur le modèle de l'ethnologue observant un monde culturel dont il ignore les principes. Faire entendre les raisons au nom desquelles on veut que des enfants fassent de la musique, c'est en débattre, construire l'enseignement à travers les anathèmes que se lancent anciens et modernes, ascètes et hédonistes, savants et émotifs. Mais tous ces musiciens, par-delà leurs désaccords, nous montrent l'évidence d'un désir de musique partagé. |
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HENNION A., MARTINAT F., VIGNOLLE J.-P., 1983, Les Conservatoires et leurs élèves, Paris, La Documentation française.
Enquête sur l'origine, l'évolution et le devenir des élèves des écoles de musique contrôlées par l'Etat (Conservatoires nationaux de région , écoles nationales de musique, écoles de musiques municipales agréées) : hiérarchies sociales et pratiques culturelles : avantages et handicaps familiaux, exploration du cursus musical, les opinions musicales des élèves, les pratiques culturelles extra-scolaires, le cursus des anciens élèves. |
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HENNION A., VIGNOLLE J.-P., 1978, L’économie du disque en France, Paris, La Documentation française, 172 p. |
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