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Articles depuis 2005 |
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HENNION A., "The Price of the people : popular aesthetics or theoritical theatricality”, International conference "Bourdieu’s Legacy", Open University, T. BENNETT, E. DA SILVA, A. WARDE (dir.), Milton Keynes, UK, 11-12 July 2007. Ce texte est une version révisée de l'article « Esthétique populaire ou théâtralité théorique ? Le peuple, le sociologue et le producteur à succès » paru dans l'ouvrage Esthétiques du peuple, RANCIERE Jacques (dir.), collectif Révoltes logiques, Paris, La Découverte-PUV, 1985, p.249-265. A paraitre.
The Chapter of Bourdieu's Dictinction entitled "habitus and the space of life style" is headed by a two pages offering a series of interior photographs each showing family members in the living room, the dining room or the kitchen. Many contrasts spring to the eye (...) The spontaneous reading we have of them indicates this clearly : lifestyles are in fact social classifications inscribed into our bodies and our belongings. (...) But behind the use of photos (...) and the all the artifices the sociologist employs to present his scenario, lies our recongnition. It reflects off the objects that have been shown us and reflects back to the author who showned us them (...). We would like to show, by drawing on another depiction of the popular - that of the producer of popular music - that this work of staging makes it seem that there was none, to efface himself before what he shows us. How can things be shown ? By analyzing the staging of the evidence, we are doing its archaeology, since we are rendering visible theatricality behind demonstration.
Key Words: Bourdieu - demonstration - evidence |
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HENNION A., 2007, "Etudier le modernisme ?", in Musique, esthétique et société au XIXe siècle. Mélanges en l’honneur de Joël-Marie Fauquet, D. COLAS, F. GÉTREAU, M. HAINE éd., Liège, Mardaga, p.19-31.
A propos du modernisme, il n’est pas sûr qu’il soit possible d'en rendre compte sans tomber dans l'un ou l'autre des pièges qu'il nous tend, à tous les détours du chemin, à cause de son caractère double : il est à la fois objet sur lequel nous pouvons nous pencher, et espace dans lequel nous avons tous été formés. L’idée était de mettre en avant ces difficultés, les chausse-trappes qui semblent joncher ce terrain miné, en les exagérant, afin de mieux voir, peut-être, l’un des aspects du problème : le grand écart qu’il oblige le chercheur à faire. (…) Y a-t-il un lieu d’où pourrait s’écrire une histoire du modernisme qui ne soit pas en même temps partie prenante du combat qu’il impose à tous ? Et d’abord, est-il seulement possible de poser un diagnostic comme celui que, par provocation, j’ai donné comme allant de soi, en introduction ? Comment, techniquement, et au nom de quoi, esthétiquement, décider comme je l’ai fait sans vergogne, qu’une exigence est intérieure, « sincère », authentique, ou qu’elle n’est qu’obéissance inconsciente à une norme extérieure, d’autant plus implacable qu’elle se présente comme une exigence interne ?... Le problème est ardu, mais central, c’est celui de la valeur, et du droit différentiel que les disciplines s’accordent de se prononcer sur cette question.
Mots clés : modernisme - histoire - problématique - esthétique |
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HENNION A., 2007, « La musique s’écoute-t-elle ? » in 20 ans de sociologie de l’art : bilan et perspectives, tome 1, P. LE QUÉAU éd., colloque international « Marseille 1985-Grenoble 2005 », Paris, L’Harmattan, p.291-301.
De diverses façons, les séances ont donc tenté de mettre à la question le fait même d’aimer, d’écouter, d’apprécier, en analysant les modalités de l’écoute. Non pas une écoute figée, isolée de son contexte, soumise à la seule loi des œuvres, prisonnière de l’injonction que lui imposent les disciplines musicales et musicologiques (à l’image de celle que développe le solfège, ou de celle qu’exerce le « commentaire d’œuvres » au conservatoire, ou encore de celle qu’ont entrepris de mesurer expérimentalement les psychologues de la musique). Mais l’écoute ainsi comprise comme performance réalisée en situation, l’écoute dotée de son poids historique, de l’entraînement personnel et collectif des corps et de l’attention qu’elle suppose et favorise, de son appareillage technique et social : autrement dit, l’écoute comme compétence collective, historique, instrumentée, aboutissant à une disposition nouvelle, celle de l’amateur de musique, disposition qui en retour a redéfini dans ses moindres détails ce qu’est la musique. Car la même question peut se formuler dans l’autre sens : comment une analyse historique ou sociologique peut-elle intégrer les caractères, la présence et les effets de la musique ?
Mots clés : musique - sociologie - pratiques - discipline |
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HENNION A., 2007, « Réflexivités. Le sociologue et le goût », Sociologie des arts, sociologie des sciences, tome 2, Colloque international de Toulouse, AISLF, 17-19 novembre 2004, F. Gaudez éd., Paris, L’Harmattan, p.269-278. |
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HENNION A., 2007, "Authenticité, goût, interprétation : la leçon du faux en musique", in Actes du colloque "Le Faux", Louvre, 29-30 avril 2004, (ed.) LISTA M.
Protégée par son caractère allographique (Goodman 1990), la musique ne fait en effet pas l’objet d’une intense activité de falsification. C’est que ses œuvres ne se vendent pas sous les espèces de l’original unique, et ni les faussaires ni les philosophes n’y trouvent leur compte : l’appui leur manque, pour réaliser, en pratique pour les uns, en théorie pour les autres, leur minutieux travail de déconstruction de l’« œuvre ». Le partage binaire vrai/faux - même avec toutes les réserves et nuances apportées à ces deux termes - que suggère la reconnaissance d’un autographe fait place à un large éventail d’interprétations plus ou moins authentiques. Au trouble de l’expert face à un original dont il doute, la musique substitue la succession continue de versions différentes des « mêmes » œuvres, que critiques, savants et esthètes ne cessent d’évaluer et de réévaluer. Profitons donc de l’avantage analytique que nous donne la configuration musicale pour mieux comprendre certains aspects du faux en art, déjà relevés au fil de nos débats comme paradoxes. La musique aide à les remettre au cœur des « œuvres » - œuvres de l’art et non œuvres d’art, comme dit joliment Genette (1994), précisément pour souligner ce trait : œuvres prises au sens étymologique de travail commun entre des objets et leurs lecteurs, qui les fait jouer les uns avec les autres, à travers la longue série de médiations, de prises, d’écrans de saisie qui leur ont permis de traverser les temps...
Mots clés : musique - authenticité - faux - goût - médiation |
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HENNION A., 2007, "Comment rendre la musique raisonnable ?", in Actes du 3e symposium international sur les Sciences du Langage Musical, Bologne, février 2006, (dir.) BARBIERI D., MARCONI L., SPAMPINATO, Eds LIM.
Doit-on, peut-on raisonner sur la musique ? Ce thème très... théorique, de la pertinence d’une interrogation théorique sur la musique, est tout au long du Grand siècle longuement discuté... par les théoriciens (cf. par exemple la Question harmonique IV de Mersenne (1634), « À savoir si la pratique de la musique est préférable à la théorie... »). Pourtant, ce n’est pas pour rien que la question est aussi posée par les musiciens. Au delà du premier réflexe, un peu défensif, de repli sur un faire inanalysable, elle ouvre en effet sur un mystère qui les intrigue. Pourquoi la musique nous émeut-elle ? D’où tient-elle son pouvoir ? Ce pouvoir est-il en nous, la musique n’étant que le reflet, le miroir, le support des sentiments que nous lui faisons véhiculer — ou réside-t-il en elle, dans les sons, dans la Nature ? Est-elle un langage humain, donc un code dont les sons ne sont que le support matériel, ou une réalité naturelle, dont les principes renvoient aux mathématiques, à la physique, à l’acoustique ?
Mots clés : musique - théorie - langage - émotion - raison |
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HENNION A., 2007, "Those things That Hold Us Together: Taste and Sociology", Cultural Sociology, 1 (1), 97-114.
The idea of reflexivity has much to offer to the analysis of taste - but reflexivity in its ancient sense, a form neither active nor passive, pointing to an originary state where things, persons, and events have just arrived, with no action, subject or objects yet decided. Objects of taste are not present, inert, available and at our service.They give themselves up, they shy away, they impose themselves. ‘Amateurs’ do not believe things have taste. On the contrary, they make themselves detect them, through a continuous elaboration of procedures that put taste to the test. Understood as reflexive work performed on one’s own attachments, the amateur’s taste is no longer considered (as with so-called ‘critical’ sociology) an arbitrary election which has to be explained by hidden social causes. Rather, it is a collective technique, whose analysis helps us to understand the ways we make ourselves sensitized, to things, to ourselves, to situations and to moments, while simultaneously controlling how those feelings might be shared and discussed with others.
Key Words: amateurs - attachment - pragmatism - reflexivity - sociology - taste |
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HENNION A., 2007, “Rewriting History from the Losers’ Point of View: French Grand Opera and Modernity”, in Opera and Society in Italy and France from Monteverdi to Bourdieu, V. Johnson, T. Ertman, J. Fulcher eds, Cambridge, Cambridge University Press, p.330-350.
Theoretical and methodolog ical issues are questions whose least clear feature is sometimes the outcome that is to issue from them. Nonetheless I would like to tack le one of these issues and use the emblematic case of nineteenth-century French opera as a starting point for considering some of the problems raised by the divide between music and society. The very title of the present book applies this divide to the domain of opera: Opera and Society – is there any other way to approach the subject? Yet any study of this topic inevitably raises a more or less explicit and assumed challenge to such a distinct division between two realities which should be considered as a relationship – as if they were not mutually dependent as a result of their very makeup.
Key Words: musique - opera - society |
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HENNION A., 2006, «Préface.», in HEIN F. (ed.), Le monde du rock, Paris, Irma éditions, p.9-12. |
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HENNION A., 2006, «La présence de Bach», in KALTENECKER M., NICOLAS F. (ed.), Penser l'oeuvre musicale au XXe siècle : avec, sans ou contre l'Histoire ?, Paris, CDMC, p.85-94.
Je voudrais aborder ici la présence de Bach en essayant de donner tout son poids au mot présence – l’un des paradoxes, dans l’affaire, étant précisément l’évidence d’un tel mot, le fait même qu’on puisse parler de la présence d’un homme mort depuis 250 ans, qu’il nous touche, comme on dit justement, sans y voir magie, religion ou mystère. Ce lien assez bizarre que nous entretenons avec un répertoire, à la fois passé et présent, sans cesse « activé » par des interprétations qui refont indéfiniment du neuf avec de l’ancien, c’est justement quelque chose dont le cas de la musique permet de mieux réaliser la nature et les implications.
Mots clés : Bach - musique - compositeur - répertoire - figure |
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HENNION A., 2006, "Pour une approche pragmatique du soin et de l'accompagnement", Les Cahiers de la Fondation Médéric Alzheimer, n°2, p.33-36.
La "vie commune" avec les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer conduit les aidants, qu'ils soient familiaux ou professionnels, à inventer de nouvelles pratiques nées de l'accumulation d'expériences d'accompagnement. La reconnaissance de l'humanité des personnes ne peut se réaliser que dans des situations concrètes, dans la confrontation avec la multiplicité des identités, les différences et les discriminations à l'oeuvre. "Cas pilote", la maladie d'Alzheimer permet de réinventer les manières de "vivre ensemble".
Mots clés : Système nerveux pathologie - Maladie dégénérative - Accompagnement malade - Gérontologie - Soin |
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HENNION A., 2006, «Affaires de goût. Se rendre sensible aux choses», in PERONI M., ROUX J. (ed.), Sensibiliser. La sociologie dans le vif du monde, éditions de l'Aube, p.161-174.
La sociologie de la culture nous a habitués à une lecture critique du goût. L’amateur est supposé ressentir un rapport naturel aux objets de sa passion. La sociologie vient montrer le caractère en réalité socialement construit de cette relation : les catégories utilisées, l’autorité de leaders et l’imitation des proches, les institutions et les cadres de l’appréciation, le jeu social de l’identité et de la différenciation. Une telle approche ne se contente pas de révéler les déterminants cachés d’une pratique qui se lirait comme naturelle, spontanée, individuelle. Au passage, elle transforme le goût en signe. Le contact même avec les choses, l’incertitude des sensations, les opérations et les techniques utilisées pour se rendre sensible aux objets recherchés et pour se sentir sentir, tous ces moments et gestes du goût sont négligés, quand ces pratiques ne sont pas directement dénoncées comme des rites dont la principale fonction serait moins de faire sentir que de faire croire, de produire la croyance collective des amateurs que le goût est dans les choses alors que, le sociologue le sait bien depuis Durkheim et Bourdieu, il n’est « que » la production collective de cette croyance même.
Mots clés : goût - sociologie - culture - amateur - pratiques culturelles - sensibilités |
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HENNION A., 2005, «Cacothanasies. le sociologue, l'opinion politique et la mort», in BARBE N., JALLON E. (ed.), Vous avez dit 'âges de la vie' ? Journées d'études 24 et 25 novembre 2004. Musées départementaux Albert et Félicie Demard, Vesoul, Conseil Général de la Haute-Saône., p.268-287.
En quoi le fait d’être affecté soi-même, comme dirait Jeanne Favret (Favret-Saada 1997), affecte-t-il le sociologue dans ce qu’il écrit ? Réciproquement, en quoi et à quel moment de cette histoire malheureusement toujours installée dans une certaine durée le fait d’être sociologue a-t-il pu intervenir dans ma façon de la vivre ? Un sociologue vit-il autrement une souffrance personnelle, peut-il en témoigner autrement, et une telle expérience change-t-elle sa sociologie ? Je voudrais profiter de l’occasion qui m’est offerte de revenir avec un peu de recul sur ces interventions et sur ces liens, que d’ordinaire on interroge peu. Non pour procéder à une auto-analyse mais pour poser quelques questions : sur les partages trop simples entre émotion et pensée, entre personne privée et publique, entre témoignage et savoir professionnel ; et surtout, sur la nature des débats et la passion collective que soulève la mort aujourd’hui.
Mots clés : sociologue - affects - mort - pensée - réflexion |
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HENNION A., 2005, «D'une sociologie de l'amateur à une pragmatique de l'attachement», Le théâtre des amateurs. Un théâtre de société(s). Actes du colloque international des 24,25 et 26 septembre 2004, Rennes, Rennes, Théâtre s en Bretagne, p.127-132.
Du point de vue du sociologue, les amateurs n’ont rien d’une simple sous-population nouvelle à ajouter aux différents domaines d’intérêt de la sociologie de la culture. Selon moi, ce qu’ils appellent et permettent à la fois, c’est un véritable renversement de problématique, en redonnant une épaisseur, un contenu à l’amour de l’art. Il s’agit bien de remettre au centre de la sociologie de l’art ou du théâtre, l’enjeu même de ces pratiques - et vous savez le lourd passé sociologique de ce mot enjeu, que Bourdieu a rapporté à son synonyme étymologique latin : enjeu et illusio, c’est pareil. L’illusio, c’est-à-dire ce en quoi les gens croient et que le sociologue critique leur révèle comme simple effet de leur croyance... Il était tout à fait opportun de critiquer l’idée d’une œuvre absolue, détenant seule les clés de son pouvoir sur nous. Mais rien n’oblige pour autant à rabattre l’idée féconde et juste d’un objet incertain, à faire advenir ensemble, enjeu d’une production commune de nos intérêts, sur la construction arbitraire d’un fétiche dont la force ne tiendrait qu’à notre collectif et disparaîtrait si nous savions qu’il ne tient que de notre effort pour le faire tenir.
Mots clés : amateur - musique - attachement sociologie |
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HENNION A., 2005, « Musiques, présentez-vous ! Une comparaison entre le rap et la techno », in French Cultural Studies 16(2), D. Looseley ed., p.121-134.
Les musiques nouvelles sont déjà très fortement accompagnées de discours sociaux – jeunesse, révolte, immigration, banlieue, violence, fête, drogue, etc. Au lieu de critiquer et de reformuler pour notre compte ces commentaires, nous avons tenté de mettre en scène leur efficace, en montant une experience collective, destinée à comparer en situation la façon dont le rap et la techno pouvaient ‘se’ présenter: au lieu de prétendre déterminer depuis telle ou telle discipline le sens et le contenu d’une musique, il s’agissait, sur un mode pragmatique, de voir se combiner et se co-construire les éléments divers – discursifs et gestuels, corporels et musicaux, scéniques et idéologiques (en particulier sur le plan du genre, de la violence, des médias) – qui ‘font’ le rap ou la techno.
Key Words: musiques actuelles - pragmatic analysis - rap - sociology - taste - techno |
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HENNION A., 2005, « Public de l’œuvre, œuvre du public ? », L’Inouï. Revue de l’IRCAM #1, N. Donin, B. Stiegler éds., mai, p.64-68.
Le public, ce n’est pas l’audience, une addition de chiffres de fréquentation. C’est ce qui fait que l’œuvre est œuvre, parce qu’elle est œuvre pour les autres. Ainsi compris, le public ne peut se réduire à être le repoussoir dont la création devrait indéfiniment se libérer, il est une fiction fondatrice, qui a toujours été au cœur du processus créateur. Il est aussi, pour un sociologue qui s’intéresserait aussi (ou enfin...) à l’objet de la musique, ce qui permet de proposer de celle-ci une analyse pragmatique, à travers ses effets au sens fort : ce qu’elle fait et fait faire, et ce que son usage lui fait et lui fait faire. Ou la musique comme somme des procédures et des dispositifs inventés pour rendre présent un public à l’œuvre... Non pas autour d’elle : en elle.
Mots clés : public - oeuvre - musique - création - réception |
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HENNION A., 2005, «Pragmatics of Taste», in JACOBS MD., WEISS HANRAHAN N. (ed.), The Blackwell Companion to the Sociology of Culture, Oxford, Blackwell, p.131-144.
In this chapter we consider the problems facing the sociology of culture with respect to taste. We us primarily to the case of music and its various genres but also include comparisons with other objects of passion such as cookery and wine, or sport. The aim of our research on different forms of attachment was to steer the sociology of taste away from a critical conception that had become dominant, in which taste is conceived only as a passive social game, largely ignorant about itself. How, without endorsing the concomitant reduction of real practices to their hidden social determinants, can we incorporate sociology's contribution? Various studies have proved the over-determined nature of tastes, their function as markers of social differences and identities, their ritualized functioning, relations of domination between high culture and popular culture, etc. (Hoggart, 1957, Toffler 1965, Williams 1982, Bourdieu 1984, Mukerji & Schudson 1991, Lamont & Fournier 1992, Crane 1994). But taste is first and foremost a problematical modality of attachment to the world. In terms of this pragmatic conception it can be analysed as a reflexive activity, "corporated", framed, collective, equipped and simultaneously producing the competencies of an amateur and the repertoire of objects that she/he values.
Key Words: taste - pragmatism - attachment - music - sociology |
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