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Articles 1999-2004 |
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HENNION A., TEIL G., 2004, « L’attività riflessiva dell’amatore. Un approccio pragmatico al gusto », Rassegna Italiana di Sociologia 4/2004, « Sociologia dell’alimentazione », R. Sassatelli ed., p.519-542.
The paper offers a perspective on taste which tries to overcome what is now the hegemonic view within the social sciences and which conceives of taste as social distinction or differentiation. It ultimately aims to show the limits of a detached and ascetic reading of taste wherein objects loose their specificity and merely become an excuse for the reproduction of standardized forms of social distinction. To do so it concentrates on the case of wine, focussing on the way the amateur develops his or her relationship with this historically and culturally rich drink. If some amateurs use blind tasting in order to ensure their taste is the only result of the wine expression emptied of any social influence, most of them do not try to disentangle the experience of wine drinking from its "social context", nor to control the experience itself in order to provide appreciation by detachment from the object. On the contrary, the "context" provides them a lot of resources to arrange specifically each various drinking opportunity. Other amateurs engage their subjectivity in the experience of wine drinking by forms of self-government which entail self-reflexivity and a thematization of their own amateurship. At the end, wine loving appears as a reflexive and equipped activity which admits many formats selectively grounded on the object, the drinker and collectives. Trying to escape both critical indifference and objective difference, the paper argues that sociologists have much to learn on taste from the forms of knowledge and activity displayed by the amateur.
Keywords: amateur - sociology - reflexivity - taste - attachment |
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HENNION A., 2004, « Une sociologie des attachements. D’une sociologie de la culture à une pragmatique de l’amateur », Sociétés 85, 2004/3, « Les pratiques musicales », A. PETIAU éd., 2004, p.9-24.
En s’intéressant aux pratiques amateurs, il est possible de produire une mise en mots du goût musical en acte, en situation, avec ses trucs et ses bricolages, loin de tout espace de justification publique, mais attentif à son propre succès. Le goût est une moda~lité problématique d’attachement au monde. À partir d’entretiens et d’observations con~duits avec des amateurs, l’objectif est de sortir la sociologie du goût d’une conception critique devenue hégémonique, qui ne le voit que comme un jeu social gratuit et ignorant de lui-même, et de restituer à la pratique amateur son espace propre.
Mots-clés : musique - attachement - goût - pragmatique - réflexivité. |
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MONDADA L., 2004, "Vom Objekt zur Interaktion und zurück. Eine Diskussion mit Madeleine Akrich, Antoine Hennion, Vololona Rabeharisoa" ("Des objets aux intéractions et retours"), Zeitschrift für qualitative Bildungs Beratungs und Sozialforschung (ZBBS), numéro spécial, “Social interaction and the making of science”, L. Mondada, F. Schütze eds, p.239-271.
Dans le texte qui suit, un groupe de chercheurs du CSI, Madeleine Akrich, Antoine Hennion, Vololona Rabeharisoa, a accepté de discuter très librement de la façon dont ils se positionnent dans leurs terrains et leurs travaux vis-à-vis des questions soulevées par la prise en compte des interactions sociales. Ce texte est le produit hybride de plusieurs interactions, en face-à-face et à distance, par oral et par écrit, entre les chercheurs qui y interviennent. Il n'est pas une retranscription fidèle de la discussion qui a eu lieu le 21 juillet 2003 dans le bureau de Madeleine Akrich - bien que la discussion ait été enregistrée sur mini-disc puis transcrite par Lorenza Mondada, qui a immédiatement retravaillé la version orale pour en faire une version écrite. Celle-ci a ensuite donné lieu à une réécriture de la part des chercheurs du CSI, à des ajouts de notes et de bibliographie, à des discussions parallèles, à des lectures par d'autres membres, dont Bruno Latour. Tout en étant attribuable à des énonciateurs particuliers, ce texte a été énoncé dans une polyphonie qui dissout un certain nombre de spécificités de l'écriture des auteurs. Si l'on pense que la forme et le sens des objets de discours dépendent des régimes énonciatifs au sein desquels ils ont été produits, on conviendra que le résultat final est un positionnement inédit des membres du CSI ayant accepté de se prononcer sur les problématiques abordées.
Keywords: actor-network theory - dialogue - sociology - social interaction |
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HENNION A., 2004, « Présences du passé : le renouveau des musiques “anciennes”. Sources et retours aux sources », in À portée de notes. Musique et mémoire, M. Faurie, S. Meissonnier éd., Grenoble, ARALD/ FFCB, p.37-49.
Ma réflexion porte donc sur « musique et histoire » : non pas l’histoire de la musique, ou l’histoire de l’interprétation de la musique - mais la production d’une musique comme geste historique ou, ce qui revient au même, la musique comme production d’histoire. Une musique ne naît pas « ancienne », elle le devient. Le mot ancien est une appellation moderne qui introduit une distance entre un répertoire et nous. D’abord pour dire qu’il a été pratiqué il y a longtemps puis qu’il ne l’a plus été ou que la vérité de son jeu a été perdue - rupture dont la déclaration même inaugure la reprise moderne ; et donc, plus spécifiquement, que l’accès à cette musique passe désormais par des archives et des reconstitutions hypothétiques. C’est le contraire de la tradition qui, elle, change sans cesse en croyant rester la même2 - ce qu’on dit très bien en disant qu’elle « vit », en général pour s’opposer aux efforts des puristes qui veulent « revenir » à l’origine. Ce ne sont pas les répertoires qui sont « historiques », mais notre relation à eux – les musiques classiques échappent-elles à l’histoire de ce que, à l’opposé des ces musiques anciennes ou lointaines, une tradition continue les rend familières à nos oreilles ?
Mots-clés : musique - mémoire - ancien/moderne - histoire |
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HENNION A., TEIL G., 2004, “Discovering Quality or Performing Taste? A Sociology of the Amateur”, in Qualities of Food: Alternative Theoretical and Empirical Approaches, M. Harvey, A. McMeekin, A. Warde eds, Manchester, Manchester University Press, p.19-37.
Our purpose here is to present and justify a new research programme on food taste. A systematic and critical review of the most prominent research on the subject has revealed that when it comes to the status of products concerned with taste, the various disciplines are divided, unsatisfactorily, along the lines of a nature-culture approach: either food products are just things and their properties are analysed through laboratory tests and measurements; or they are simply signs, the media for various rites and mechanisms of social identity, in which case their physical reality disappears in the analysis.
Keywords: taste - food products - amateur - research |
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HENNION A., 2004, « Les usagers de la musique. L’écoute des amateurs », Circuit. Musiques contemporaines 14-1, « Qui écoute ? » 2, N. DONIN dir., p.16-31.
Cette contribution est écrite à partir d’entretiens, d’observations ou d’expériences réalisés en équipe ces dernières années auprès d’amateurs ayant des attachements de nature et d’intensité diverses à la musique. Il s’agit de se mettre à l’écoute de leur écoute, en essayant le plus possible de laisser leur espace propre aux formes très variées qu’elle peut prendre. Loin d’être inférieures, incompétentes, passives ou obsédées par le seul plaisir immédiat du son ou de l’image facile, les oreilles des amateurs sont actives, créatives. Elles jouent avec les nouveaux moyens de la musique, la disponibilité démultipliée d’un répertoire, la manipulation instantanée de musiques diverses. Elles travaillent les positions de l’écoute, à commencer par la disposition physique de soi. Elles débouchent souvent sur un art de faire très personnel, inventant de véritables façons de se mettre en musique. Mettre l’accent sur l’écoute, c’est donc réintroduire l’hétérogénéité irréductible d’un réel-événement, fait de plis et de tissages. Non pas une œuvre et un auditeur: des corps, des dispositifs et des dispositions, de la durée, un objet insaisissable, un instant qui passe, des états qui surgissent. Après tout, hors des laboratoires et des écoles, qu’est d’autre la musique ?
Mots-clés : musique - amateurs - oeuvre - apprentissages - pratiques |
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HENNION A., 2004, « “Tout est médiation ?” La formule ne vient pas par hasard… », MEI 19, « Médiations et médiateurs », M. Thonon dir., p.30-34.
“ Tout est médiation ? ” La formule ne vient pas par hasard. Même si c’est sur un ton quelque peu agacé, elle souligne que le terme indique plus une direction d’analyse, une façon de voir les choses et l’action, qu’un domaine ou une opération déterminés, à mettre à côté d’autres domaines ou opérations bien distincts (la création, la diffusion, la réception, etc.). Et donc que la médiation a vocation (si l’on est sensible à ce que le mot évoque) ou tendance (si l’on y est plutôt hostile...) à ne pas se cantonner à un lieu, mais à faire contagion, ou tache d’huile.
Mots-clés : médiation - sociologie - terminologie |
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FAUQUET J.-M., HENNION A., 2004, « Le baroque en stéréo : la querelle des Indes galantes », IRCAM/ Cahiers de médiologie 18, « Les révolutions industrielles de la musique », N. DONIN, B. STIEGLER coord., novembre, p.79-89.
Nous sommes au printemps 1974. À quelques semaines d’intervalle, sortent sur le marché deux versions discographiques intégrales des Indes galantes, ballet héroïque de Jean-Philippe Rameau. L’événement va déclencher une querelle virulente - une de plus dans l’histoire du goût, a-t-on envie de dire. (…) Ces disputes mémorables dont souvent, une fois le temps passé, la vigueur n’est pas si facile à comprendre, sont des moments très riches. Elles font « dire le droit », elles amènent les participants à expliciter leurs arguments. On ferraille bientôt sur les conceptions de ce qu’est la musique ou le plaisir, l’art ou le bon goût, la vérité ou la beauté, quand on ne s’en prend pas au monde moderne, à la superficialité mondaine ou à la société marchande. Au-delà des jugements à chaud produits sur telle œuvre ou telle interprétation, et cette fois directement sur deux enregistrements rivaux, l’ensemble des variables en cause dans l’appréciation vient au jour. Les déterminismes et les attentes enfouis au plus profond des personnes et des groupes trouvent dans la querelle l’occasion de s’exprimer et de se renforcer. Mais, tout autant, les nouvelles façons de sentir, d’aimer, de se définir : le goût n’est pas seulement un réservoir passif et invisible de préjugés, il est aussi capacité à être conquis, transporté, converti. Le scandale pousse à l’excès mobilisateur, il fait brûler ce qu’on a adoré. Les querelles sont créatrices, elles refont le goût, elles inventent de nouvelles attitudes, de nouvelles attentes, en même temps qu’elles obligent les anciennes à préciser leurs positions. Le combat entre les deux camps est aussi ce qui les dessine.
Mots-clés : musique - baroque - Rameau - querelle - goût - jugement - art |
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HENNION A., TEIL G., 2004, « Le goût du vin. Pour une sociologie de l’attention » in Le goût des belles choses, V. NAHOUM, O. VINCENT éds., Paris, Éd. de la MSH, p.111-126.
La formation du goût consisterait à avancer peu à peu de l’impression fugace à l’objectivité, à la maîtrise, à la fermeté du jugement et à la connaissance du produit et des goûts. L’expert a appris à distinguer et à reconnaître les qualités des objets (il dispose pour cela des « équipements » nécessaires, du dispositif mis en place pour la comparaison à l’entraînement de son palais, du vocabulaire qui aide à isoler ce qu’on ressent au savoir sur la production du vin qui permet d’identifier des causes et des origines), là où l’amateur, peu discriminant, ne ferait que sentir ces qualités dans la confusion de ses humeurs, de ses penchants et de ses habitudes.
Mots-clés : goût - vin - jugement - amateur - expert - connaissance |
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HENNION A., 2003, “Music and Mediation: Towards a new Sociology of Music”, in The Cultural Study of Music: A Critical Introduction, M. Clayton, T. Herbert, R. Middleton eds, London, Routledge, p.80-91.
After a century of studies, there is no agreement on what it means to construct a sociology of music. From the beginning this ‘of’ has been a place of tension, not of smooth coordination. If music has easily attracted social readings, there has been strong resistance to a systematic sociology of music whose aim would be to explain musical values or contents through reference to sociological factors. The most vehement prosecutor of such alleged reductionism was undoubtedly Adorno (e.g. 1976) - even though he himself became the worst reductionist when it came to popular culture (Adorno 1990); for him, only kinds of music that are not really art deserve sociological treatment (it is difficult to know if this is more disrespectful of popular music or sociology!). By contrast, the opposite programme - a positive explanation of the ways in which music is produced, diffused and listened to - has been attacked on the grounds that, given its refusal to address ‘music itself’, it cannot acknowledge music’s specificity.
Keywords: musique - mediation - sociology |
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HENNION A., TEIL G., 2003, «Les protocoles du goût. Une sociologie positive des grands amateurs de musique», in DONNAT O. (ed.), Regards croisés sur les pratiques culturelles, Paris, La Documentation française, p.63-82.
En concevant le goût comme activité réflexive des amateurs, il est possible de redonner leur importance à la fois aux objets sur lesquels portent ces pratiques, aux formats et aux procédures souvent très élaborés que les amateurs mettent en œuvre et discutent collectivement pour en assurer la félicité, à la nature de l’activité ainsi déployée, aux compétences qu’elles supposent et donc, surtout, à leur capacité créatrice, et non seulement reproductrice : à ce qui arrive à travers ces attachements, à ce qu’ils permettent de produire, tant du côté des objets que du côté des collectifs, des relations aux autres et à soi, et des amateurs eux-mêmes. Le goût, la passion, les diverses formes d’attachements ne sont pas des données premières, des propriétés fixes des amateurs, que l’analyse n’aurait qu’à déconstruire. Les publics sont actifs et producteurs, ils ne cessent de transformer aussi bien les objets et les œuvres que les performances et les goûts. Insistant sur le caractère pragmatique et performatif des pratiques culturelles, l’analyse peut mettre en évidence leur capacité à transformer et à créer des sensibilités nouvelles, et non à seulement reproduire sans le dire un ordre existant.
Mots-clés : goût - musique - amateurs - attachement - publics - pratiques culturelles |
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Cet entretien a été réalisé avec Antoine Hennion. Sociologue de la musique et directeur du Centre de sociologie de l’innovation de l’École des Mines de 1994 à 2002, Antoine Hennion a participé au côté de Michel Callon et de Bruno Latour au renouveau de la sociologie. Son travail est doublement intéressant. D’abord parce qu’il consiste en une relecture originale des différentes sociologies de l’art et ensuite parce qu’au-delà de l’art, sa problématique de la médiation propose une réflexion originale sur les activités humaines.
Mots-clés : sociologue - entretien - problématiques - réflexion - chercheur - médiation - musique |
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HENNION A., 2003, "ABéCédaire de la médiation", Musica Falsa, 18, printemps été, p. 38-41.
Le “ médiateur culturel ” d’aujourd’hui a remplacé le responsable de Maison de la Culture ou l’animateur “ socio-cul ” d’hier. Placé entre les deux impérialismes symétriques de l’art et de la culture, il avait dû revenir d’une définition de sa mission par Malraux comme transmission du patrimoine, centrée sur la diffusion d’œuvres immortelles et le combat contre les obstacles posés devant cette extension universelle par les différences de culture et d’éducation ; dix ans de remue-méninges après 1968, il a aussi dû revenir d’une définition de son rôle au contraire centrée sur les récepteurs, le banlieusard ou le “ jeune ” à qui donner des moyens de s’exprimer, à partir de “matériaux” qui ne sauraient être que des prétextes. De moins en moins sûr que la valeur de l’art est une donnée universelle qu’on peut établir hors des relations internes du petit monde de l’art, de moins en moins sûr qu’il suffit de partir en mission dans les zones défavorisées pour recueillir les fruits sauvages d’une créativité spontanée, brimée par la culture officielle, le médiateur culturel se retrouve au milieu du gué, entre l’art et le public, incertain sur les deux termes qu’il doit mettre en relation, désormais surtout préoccupé à s’interroger sur la médiation elle-même...
Mots-clés : médiation - action culturelle - art - public - milieux sociaux |
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HENNION A., 2003, «L'innovation comme écriture de l'entreprise. Récits d'innovation au sein d'une entreprise de services», in MUSTAR P., PENAN H. (ed.), Encyclopédie de l'innovation, Paris, Economica, p.131-152.
L’idée de cette contribution est de traiter l’innovation comme une modalité privilégiée que se donne l’entreprise pour produire sa réalité, de façon progressive et collective, à travers un travail constant de réécriture d’elle-même par elle-même. Aux confins de l’économie, de la gestion et de la sociologie, voire de l’anthropologie, le problème est celui de l’auto-description de l’entreprise. Pour une telle analyse, portant sur le rôle des récits d’innovation, les activités de services semblent un choix pertinent : traiter de l’innovation dans les services c’est d’abord rencontrer une foule de procédures, de schémas d’organisation des tâches, de dispositifs d’incitation (forums, prix, etc.), de démarches qualité, dont le principal produit est de l’écrit. Le problème de l’auto-description est un enjeu central de ces entreprises, sans cesse préoccupées de fixer une activité qui ne peut se réduire aux biens et objets produits. La prestation, toujours “à refaire”, est co-produite par le producteur, par l’observateur-gestionnaire et par l’usager. Le savoir-faire concurrentiel des industries de services réside largement dans leur capacité à se décrire, en particulier pour les activités très proches de l’usager, qui fonctionnent grâce à la circulation permanente et à la correction en temps réel d’une multitude de “books”, de fiches, de “bibles”.
Mots-clés : innovation - entreprise - service - produit - qualité - organisation - travail |
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HENNION A., LATOUR B., 2003, «How To Make Mistakes on So Many Things at Once - and Become Famous for it», in GUMBRECHT HU., MARRINAN M. (ed.), Mapping Benjamin. The work of the art in the digital age, Stanford, Stanford University Press, p.91-97.
Today, when re-reading the paper, our “spontaneous” reaction is quite different. Once due hommage has been paid to the precursor, once acknowledged what the present critique of Benjamin owes to Benjamin himself, we are quite amazed by the number of mistakes which the paper cheerfully gathers, and by the deep misunderstandings of most phenomena, modern or past, which it reveals. In a somewhat provocative analysis, we suggest here that, far from being the weak counterpart of a strong text unable to prevent its many qualities to assure it of a deserved success, these mistakes are the main source of the fascination which it has exerted, and which, as it appears, it still exerts. In a collage which few authors have dared making with so much ingenuity, every aspect of the modern world is briefly portrayed in “The Work of Art in the Age of Mechanical Reproduction”: art, culture, architecture, science, technique, religion, economics, politics, even war or psychoanalysis. And, each time, in our view, a category mistake makes Benjamin takes one for another.
Keywords: Walter Benjamin - thought - interpretation - mistake |
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HENNION A., 2003, « Quelques remarques sur la pragmatique et la réflexivité », Sociologie et Sociétés, « Art, réseaux et territoires », p.219-222.
Que peut-on dire d’une oeuvre littéraire ? La question est importante. La sociologie ne l’a pas épuisée, c’est le moins qu’on puisse dire. Nathalie Heinich se propose dans son article de montrer l’intérêt sociologique des fictions : on la suit volontiers. La réponse qu’elle donne prend la forme d’une analyse structurale d’un roman, très clairement formulée dans le cadre d’une grille d’interprétation sociologique rapidement définie. L’auteure renvoie en notes à ses propres travaux pour l’explicitation d’une problématique qu’elle a appliquée dans ses derniers ouvrages aux divers « états de femmes » mis en scène par les romans, ou à la relation mère-fille. Ces analyses sur les femmes renvoient aussi au thème plus général de la singularité qu’elle a traité auparavant, comme régime de valeur spécifique, en particulier développé par les mondes de l’art.
Mots-clés : pragmatisme - sociologie - réflexivité - art - oeuvre - interprétation |
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HENNION A., 2003, « Ce que ne disent pas les chiffres… Vers une pragmatique du goût », in Le(s) public(s) de la culture. Politiques publiques et équipements culturels, O. Donnat, P. Tolila dir., Paris, Presses de Sciences Po, p.287-304.
Cette contribution se propose de revenir sur les problèmes posés à la sociologie de la culture par la question du goût. Elle s’appuie de façon privilégiée sur le cas de la musique et de ses divers genres. L’objectif des enquêtes que nous avons conduites sur diverses formes d’attachement était de sortir la sociologie du goût d’une conception critique devenue hégémonique, qui ne le conçoit que comme un jeu social passif et ignorant de lui-même. Comment intégrer ce qu’a apporté la sociologie (le caractère surdéterminé des goûts, leur fonction de marqueurs des différences sociales, leur fonctionnement ritualisé, les rapports de domination entre haute culture et cultures populaires...), sans avaliser la réduction ainsi opérée de pratiques réelles à leurs déterminismes sociaux cachés ? Le goût est une modalité problématique d’attachement au monde. Il est possible de l’analyser, selon cette conception pragmatique, comme une activité réflexive, corporée, cadrée, collective, équipée, produisant dans le même geste les compétences d’un amateur et le répertoire des objets auxquels il tient.
Mots-clés : goût - pragmatique - sociologie - amateur - publics - cultures |
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HENNION A., 2002, « Une pragmatique de la musique : expériences d’écoutes. Petit retour arrière sur le séminaire “Aimer la musique” », MEI 17, « Musique. Interpréter l’écoute », p.31-43.
Cette contribution reprend la problématique mise en oeuvre autour du séminaire Aimer la musique, à partir de la discussion d'une conception pragmatique de la musique et du goût, et de l'exposé des types d'expérimentations qu'une telle démarche conduit à mettre au point. En particulier, les appuis réflexifs de la performance musicale sur les oeuvres, le collectif, le corps et les dispositifs de l'écoute ont été systématiquement mis à l'épreuve, tant sur le plan historique qu'en comparant des genres variés, et la musique avec d'autres attachements.
Mots-clés : musique - écoute - expérience - séminaire - oeuvre |
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HENNION A., 2002, « Interculturalité… Slogan, ou rapport nouveau à d’autres mondes ? », Cité Musiques 38, avril-mai, p.7. |
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HENNION A., 2002, « Pourquoi rejouer Robin et Marion… », Journal de Royaumont 3, mars, p.2-3. |
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HENNION A., 2002, « La musique, entre le geste et la chose », Sciences humaines 37, juin-juillet-août, p.62-64.
A la différence des arts plastiques, la musique ne laisse pas une trace dans la pierre ou sur une toile. Aussi faut-il l'approcher à travers des médiations : des partitions, des instruments, des interprètes, une scène, un public...
Mots-clés : musique - médiation - pratiques - publics |
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HENNION A., 2002, «La musique, la ville et l'Etat. Plaidoyer pour des études de cas», in POIRRIER P. (ed.), Les collectivités locales et la culture, Paris, Comité d'Histoire du Ministère de la Culture- Fondation Maison des Sciences de l'Homme- La Documentation Française, p.315-325. |
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HENNION A., 2002, « L’écoute à la question », Revue de musicologie 88-1, p. 95-149, et introduction du dossier, « Musiques/Pratiques : musiques et sciences sociales », p.5-8.
L’idée de départ est simple : considérer la musique comme un résultat incertain, dépendant de ce qu’en fait son auditeur, et non comme un acquis. Car par ces mots, d’expériences, de résultats, il ne faut pas entendre que, tels des physiciens ou des éthologues, nous ayons revêtu des blouses blanches et transformé en cobayes quelques volontaires rémunérés pour les soumettre à des tests réglés. On peut même dire que c’est la démarche exactement inverse que veulent suivre nos tentatives expérimentales. Le propos n’est pas d’extraire des réactions des auditeurs les fondements objectifs d’une écoute qu’ils ne vivraient d’ordinaire que de façon subjective 3. Il ne s’agit pas plus, selon une approche critique familière au sociologue, de révéler les déterminations sociales véritables de l’écoute derrière un plaisir ou une relation au sonore vécus comme purement musicaux ; ni même, plus modestement, de mesurer le mieux possible les réactions d’un auditeur à l’audition d’un objet considéré comme donné. Car sommes-nous si sûrs de savoir ce qu’est la musique ? C’est déjà faire beaucoup d’hypothèses que de prendre comme une évidence qu’il s’agit de se mettre devant une source sonore et de l’écouter en essayant vaillamment d’y percevoir un sens, ou au moins d’éprouver quelque chose – sensations, émotions, significations – en fonction de ses compétences et de son histoire personnelle.
Mots-clés : musique - écoute - pratiques culturelles - expérience |
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HENNION A., 2001, “Music Lovers. Taste as Performance”, Theory, Culture, Society 18(5), p.1-22.
This article presents the implications, objectives and initial results of a current ethnographic research project on music lovers. It looks at problems of theory and method posed by such research if it is not conceived only as the explanation of external determinisms, relating taste to the social origins of the amateur or to the aesthetic properties of the works. Our aim is, on the contrary, from long interviews and observations undertaken with music lovers, mostly in the classical field, to concentrate on gestures, objects, mediums, devices and relations engaged in a form of playing or listening, which amounts to more than the actualization of a taste `already there', for they are redefined during the action, with a result that is partly uncertain. This is why amateurs' attachments and ways of doing things can both engage and form subjectivities, rather than merely recording social labels, and have a history, irreducible to that of the taste for works.
Keywords: amateur - concert - culture - listening - passion - radio |
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HENNION A., 2001, «Musiikinrakastajat. Maku performanssina», Tiede & Edistys, 3 (01), p.204-220.
This article presents the implications, objectives and initial results of an ethnographic research underway on music lovers today. It looks at problems of theory and method posed by such research if it is not conceived as the only explanation of external determinisms, relating taste to the social origins of the amateur or to the aesthetic properties of the works. Our aim is, on the contrary, from long interviews and observations undertaken with music lovers, mostly in the classical field, to concentrate on gestures, objects, mediums, devices and relations engaged in a form of playing or listening, which amounts to more than the actualization of a taste "already there", for they are redefined during the action, with a result that is partly uncertain. This is why amateurs' attachments and ways of doing things can both engage and form subjectivities, rather than merely ecording social labels, and have a history, irreducible to that of the taste for works.
Keywords: music - amateur - taste - attachments
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HENNION A., 2001, «Os grandes afeccionados: dunha socioloxía do gusto a unha etnografía da degustación», Grial, 149 (t. XXXIX), p.53-66. |
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HENNION A., 2001, «L'œuvre de Bach: la musicalisation du compositeur en France au XIXème siècle», in MAJASTRE J., PESSIN A. (ed.), Vers une sociologie des œuvres, Paris, L'Harmattan, p.15-32.
Les performances passées de la sociologie ne la matière ont fait de la question de l'oeuvre une question-piège, surtout pour un court exposé comme celui-ci : la difficulté du problème invite à de longs développements théoriques et programmatiques. Et ces avertissements fastidieux ont inévitablement un parfum "double bind" un peu lassant : "il faut parler des oeuvres, mais il ne faut pas retomber dans les complaisances esthétiques que la sociologie a à juste titre dénoncées..." Il est clair que seuls des exemples particuliers d'analyse réussie apporteront la preuve qu'il y a un intérêt à ce que la sociologie parle (ou parle aussi...) des oeuvres d'art, qu'elle a une compétence propre pour le faire, et qu'elle peut apporter autre chose que les disciplines qui s'en chargent déjà.
Mots-clés : Bach - compositeur - oeuvre - interprétation - sociologie
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FAUQUET J.-M., HENNION A., 2001, “Authority as performance. The love of Bach in nineteenth-century France”, Poetics 29, T. DeNora ed, p.75-88.
Bach was not a ‘modern composer author of the BWV and of the Cantatas Complete Works’ before musicology, the record industry and the modern amateurs. This paper traces the long transformation of what became ‘music’ and how it produced our taste for Bach as a musician, giving him the strange ability of being both the object and the standard of our love for music. Through a study of the use of Bach in a country other than Germany, and from 1800, when Bach's work begins to be published in France, to 1885, the year of his birth Bicentennial, we follow Bach's grandeur as it originates in the zeal of a small circle of his ‘early adopters’, from Chopin to Alkan, from Gounod to Saint-Saëns, from Liszt to Franck. We show how, all along the nineteenth century in France, Bach is becoming music: not only a reference, an ancient Master, the statue of the Commendatore in the shadow of whom we write the music of the present time, but a contemporary composer. We show also how the reverse is true: music is ‘becoming Bach’, it is reorganized around his figure (and Beethoven's), resting on their production. Bach does not integrate an already made musical universe: he produces it, partially, through the invention of a new taste for music.
Keywords: Bach - music - composer - figure - taste |
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HENNION A., 2000, « Passioni, gusti, pratiche. Dalla storia della musica alla sociologia dell’ascolto musicale », Rassegna italiana di sociologia 2, p.265-289.
If the history of music has been writen and writen over, it has always been around the works and the composers. There is a place for a history of music written from the listener?s point of view. The ability to listen is not so much a personal quality or the mechanical counterpart of the history of musical works and languages as the end result of having made the necessary time and space for this activity, after a long historical and collective apprenticeship which itself produced a world of coordinated objects. The paper gives elements of analysis and materials from a survey on music lovers, whose taste is seen as an active and reflexive practice, involving a collective, objects, and procedures, and not as a label put on social games of identity and difference.
Keywords: music - taste - practice - amateurs |
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HENNION A., 2000, « CyberMed », Sociologie et sociétés XXXII-2, « Les promesses du cyberespace. Médiations, pratiques et pouvoirs à l’heure de la communication électronique », p.9-18.
Seuls les modernes croient que les intermédiaires ne sont que des lignes téléphoniques qui ne peuvent que marcher ou ne pas marcher, établir la communication sans qu’on s’en rende compte ou la couper irrémédiablement en cas de panne : des médias au parlement, des laboratoires aux critiques de concerts, des sondages aux syndicats, il nous faut des représentants, mais des représentants fidèles. Grâce au contrôle technique et politique des procédures, obtenons des représentations “objectives” — le double sens qu’a pris le mot, attribuant aux humains la fiabilité des choses, souligne bien que nous ne voulons plus avoir affaire qu’à la réalité elle-même. Que les intermédiaires fassent leur travail invisible (…) A cet intermédiaire technicien, creux, binaire (vrai/faux, on/off), s’oppose une autre définition de la médiation, dont la profondeur oubliée se déploie depuis la nuit des temps. Elle est pleine et non pas vide, elle est active et non pas critique : c’est celle de la présence.
Mots-clés : médiation - Internet - communication - technique - intermédiaires |
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HENNION A., GRENIER L., 2000, «Sociology of Art: New Stakes in a Post-Critical Time», in SRQ., SALES A. (ed.), The International Handbook of Sociology, New-York, London, Sage, p.341-355.
Over-rationalizing a general movement in the sociology of art, which is undoubtedly more "Brownian" and less clearly oriented in reality, we will organize the display of recent evolutions in the social studies of arts around the notion of mediation. If the concept remains ambiguous, it clearly points out a strong new trend shared by very diverse approaches: a focus on objects and devices, on local situations, on reflexive and politically critical analyses of the social and artistic values, all this requiring to pay more attention to the materiality of intermediaries, to acknowledge their opacity regarding social determinations or aesthetic effects, to analyse the active role they play in the definition of art works and tastes.
Keywords: sociology - mediation - taste |
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GOMART É., HENNION A., 1999, “A Sociology of Attachment: Music Amateurs, Drug Users”, in Actor Network Theory and After, J. Law, J. Hassard eds, Oxford, Blackwell, p.220-247.
After describing objects as networks, we attempt to describe "subject-networks". Instead of focusing on capacities inherent in a subject, we focus instead upon the tactics and techniques which make possible the emergence of a subject as she enters a "dispositif". Opting for an optimistic analysis of Foucault, we consider "dispositifs" and the constraints they deploy to have a generous action: they do not only reduce but reveal and multiply. The generating power of "dispositifs" depends upon its capacity to foment and to use new capacities in the persons who pass through them. Drawing upon a diverse body of litterature and upon fieldwork among drug addicts and music amateurs, we show how this point of entry into the question of the subject immediately and irreparably undoes traditional dichotomies of sociology. It becomes impossible to continue to oppose agent/structure, subject/object, active/passive, free/determined. We also have to look beyond studies of "action" and describe "events". Through the words and trials of the music and drug lovers, it becomes clear that the subject can emerge as she actively submits herself to a collection of constraints. These actors describe necessary yet tentative techniques of preparation to produce this "active passion", this form of "attachment" which we attempt to describe as that which allows the subject to emerge--never alone, never a pristine individual, rather always entangled with and generously gifted by a collective, by objects, techniques, constraints.
Keywords: music - sociology of attachment - amateurs |
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DUBUISSON S., HENNION A., RABEHARISOA V., 1999, «Passages et arrêts en gare : border son temps, flotter, se réengager», in JOSEPH I. (ed.), Villes en gares, La Tour d'Aigues, Éditions de l'aube, p.212-240. |
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HENNION A., 1999, « Les amateurs de musique. Sociologie d’une pratique et d’un goût », Sociologie de l’Art 12, « Les Arts et le Public », p.9-39.
Si l’histoire de la musique a été cent fois écrite et réécrite, elle l’a toujours été autour des œuvres et des compositeurs. Il y a place pour une autre histoire de la musique, écrite du point de vue de l’auditeur. La compétence à écouter n’est pas tant une qualité personnelle ou l’envers mécanique d’une histoire des œuvres et des langages musicaux, que le résultat éventuel d’un temps et d’un espace aménagés, à la suite d’un long apprentissage historique et collectif ayant lui-même produit un univers inédit d’objets coordonnés. L’article donne des éléments d’analyse et du matériel empirique tiré d’une enquête réalisée auprès d’amateurs de musique (concerts, radio, disque, jeu), dont le goût a été compris comme une pratique active et réflexive, impliquant un collectif, des objets, des procédures, et non comme la marque servant de support aux jeux sociaux de l’identité et de la différence.
Mots-clés : amateurs - musique - compétence - goût - pratiques culturelles |
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HENNION A., 1999, « Bach aujourd’hui », Cité Musiques 22, février-mars, p. 2-3. |
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