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Publications 1994 - 1998 |
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AKRICH M., PASVEER B., 1998, « We Deliver our Children - in Pain? », in Machines, Agency and Desire, TMV,109 –123
In this paper, we want to suggest that the emotions and sensations that would occur during birth - always assumed to reside in a single, personal body-subject - too are rendered (in)visible and (in)existant in specific ways. As traces of the birth process are being produced by many different participants, so may emotions and sensations. Our point is that given the claim of obstetrical care- givers that birth is a centered and as such highly important event for women as whole persons, it makes sense to study to what extent and how this claim is materialized in birth settings. We assume and argue that sensations, emotions - the domain of psychologists and neurologists mainly - result from specific sociotechnical practices. This does not imply that other professionals studying joy, desires, pain, speak nonsense. It does imply, however, that it makes sense for anthropologists/sociologists of technology too to study such private parts.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques |
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AKRICH M., MÉADEL C., 1998, « La représentation des risques urbains. Les technologies de surveillance comme outil d'analyse », in Les risques urbains, acteurs, systèmes de prévention, ANSIDEI M., DUBOIS D., FLEURY D., MUNIER B., Anthropos (Ed.) (1998) 33-46
Dans cet article, l'objectif est d'analyser la manière dont ces technologies participent d'une recomposition des espaces sociaux urbains, ceux-ci étant entendus non seulement par une localisation et une extension géographiques, mais surtout par des dispositifs matériels, juridiques et organisationnels spécifiques.
Nous concluons sur le fait que les technologies ne sont donc pas des éléments anodins dans la configuration de ces espaces : leur mise en place conduit à une explicitation et une formalisation par les usagers eux-mêmes de la manière dont ils se représentent leur sécurité et au delà, à une inscription de ces représentations dans l'espace et dans l'organisation. Ce devrait être mûrement réfléchi par tous ceux qui prennent une part active dans la mise en place des politiques de prévention et dans la conception des systèmes techniques. Les technologies de surveillance se présentent donc à la fois comme un outil de connaissance de ce domaine difficile à cerner qu'est la sécurité et un champ ouvert pour la négociation sur les formes d'organisation de l'espace en milieu urbain.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques |
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AKRICH M., 1998, Soins périnataux : avantages et inconvénients du fonctionnement en réseau, Journal de Gynécologie Obstétrique 2, 197- 204
La question posée : "comment assurer à chacun des soins adaptés à son niveau de risque?" est remarquable : elle signale à la fois ce qui nous paraît faire l'objet d'un consensus national assez fort, c'est-à-dire l'idée du "risque" comme principe organisateur de l'offre de soins, et désigne le champ des débats possibles autour des moyens permettant d'atteindre l'objectif visé. Elle constitue en tous cas le point d'arrivée provisoire de controverses qui, depuis de nombreuses années, agitent tant le milieu médical que ceux qui ont en charge l'administration de la santé : de ce point de vue, elle traduit une évolution sensible des débats, avec l'apparition de l'idée d'une hiérarchisation possible des risques à laquelle pourrait répondre une hiérarchisation des établissements, eux-mêmes coordonnés à l'intérieur d'un "réseau".
Dans un premier temps, nous reviendrons sur ces controverses pour montrer dans quel contexte la notion de réseau a fait son apparition : il s'agira ici de mettre en évidence les hypothèses sur lesquelles reposent les préconisations qui ont été faites en la matière par le Haut Comité à la Santé Publique, et d'essayer de cartographier l'espace obstétrical qu'elles dessinent. Dans une deuxième partie, nous prendrons l'organisation néerlandaise comme point de comparaison : bien que le mot de "réseau" ne soit pas explicitement utilisé pour qualifier cette organisation, elle repose cependant sur des modalités de coordination originales qui forment un contraste saisissant avec les pratiques françaises.
Type de doc : Articles dans des revues sans comité de lecture |
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PASVEER B., AKRICH M., 1998, «Hoe lichamen circuleren», Tijdschrift voor Genderstudies, (3), p.47-55.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., 1998, « Les utilisateurs, acteurs de l'innovation », Education permanente, 134, 79-90
Cet article tente de faire l'inventaire des multiples modalités par lesquelles les utilisateurs interviennent sur l'innovation : après avoir passé en revue les méthodes utilisés par les concepteurs pour faire se représenter les utilisateurs, l'article étudie les formes ordinaires de l'innovation chez les utilisateurs et montre que certaines de ces innovations sont reprises par des producteurs et débouchent sur le marché. La dernière partie est consacrée à l'examen des conditions qui peuvent expliquer pourquoi, dans certains cas, l'utilisateur devient le principal innovateur.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., PASVEER B., 1997, «La contraction - De we», Tijdschrift voor Gezondheid & Politiek, 2 (Mei 97), p.5-8. |
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AKRICH M., 1996, « Le médicament comme objet technique », Revue internationale de Psychopathologie, 135-158
Envisager le médicament comme objet technique, c'est restituer toutes ces opérations qui, de la conception à l'utilisation, mettent en relation contenus techniques, dispositions matérielles, usages, formes de relations sociales, organisations... avec ses spécificités, vers ces moments préalables. Cette présentation est scindée en trois parties : dans les deux premières, nous nous intéressons à la manière dont la forme matérielle du médicament peut être mise en relation avec le contexte d'usage du médicament, c'est-à-dire prédétermine les utilisations possibles, souhaitées ou au contraire prohibées et désigne certaines caractéristiques de l'environnement supposé de l'utilisateur, voire des compétences mêmes de cet utilisateur. La première partie seestra consacrée à la notice qui prolonge en partie la consultation médicale et l'interaction avec le pharmacien en proposant de façon explicite une définition du médicament et de ses usages ; puis nous considérons les formes galéniques qui se trouvent a priori au point d'intersection entre des contraintes médicales - sous quelle forme le médicament peut-il être le plus efficace d'un point de vue biochimique ? - et des contraintes d'usage - sous quelle forme est-il le mieux accepté par le patient ? Dans une troisième partie, nous adoptons un point de vue plus centré sur l'usage proprement dit en envisageant le médicament comme geste technique : nous nous intéressons aux formes de coordination avec soi-même et avec autrui que suppose en pratique la prise de médicaments.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., PASVEER B., 1996, Comment la naissance vient aux femmes. Les techniques de l'accouchement en France et aux Pays-Bas, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond.
Aux Pays-Bas, plus de la moitié des accouchements se font à domicile ou en polyclinique avec très peu de moyens techniques ; en France, 99,5 % des accouchements se déroulent en milieu hospitalier sous la présence continue d’un important dispositif technique : monitoring des contractions et du coeur du bébé, perfusion, etc. La manière dont la douleur est envisagée diffère tout autant d’un pays à l’autre : l’analgésie péridurale, utilisée dans 70% des accouchement en France, ne l’est que pour 15% des accouchements néerlandais. Et pourtant, les performances des deux pays en termes de mortalité et de morbidité périnatales sont tout à fait comparables. En cette fin de siècle, où la tendance est plutôt à la prolifération des techniques médicales, le contraste entre les deux pays ne pouvait manquer de susciter étonnement et curiosité. |
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AKRICH M., 1996, Dispositifs de surveillance et configuration de l'action dans l'accouchement, in Représenter, Hybrider, Coordonner, Ecole des Mines de Paris, 15-24
Type de doc : Communications avec actes |
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AKRICH M., MÉADEL C., 1996, « Coordination et organisation. L'informatique aux prises avec la police » in Représenter, Hybrider, Coordonner, Ecole des Mines de Paris, 3-14.
En quoi les technologies transforment-elles le travail des policiers ? L'introduction de nouveaux outils, en particulier liés à l'informatique, a suscité un certain nombre de travaux qui pointent essentiellement sur deux types d'effets: la gestion de l'organisation du travail d'une part, la construction, le rôle et l'utilisation de l'information d'autre part. Ces travaux s'intéressent généralement à de "grands" projets, comme ceux qui visent la constitution de fichiers d'infractions et de personnes. Dans cette présentation, nous nous intéressons à un outil "modeste" et rigide, la main courante informatisée (MCI), et nous montrons comment, pour comprendre les effets d'une informatisation, il est nécessaire de prendre en compte les capacités d'innovation des utilisateurs: en effet, bien que peu adaptable, la MCI a utilisé de manière très différente dans les différentes implantations sur lesquelles a porté l'enquête. Son appropriation rend visibles les différentes formes d'organisation du travail et les différentes définitions que se donnent les acteurs du travail policier, en même temps qu'elle contribue à transformer ces pratiques et ces représentations.
Type de doc : Communications avec actes |
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AKRICH M., PASVEER B., 1996, «Hoe kinderen geboren worden. Technieken van bevallen in Frankrijk en Nederland», Kennis en methode, XX (1), p.118-145.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., 1995, « Petite anthropologie du médicament », Techniques et Culture, 129-157.
Dans les discours savants ou grand public, le médicament est souvent réduit à une molécule, un principe actif permettant d'agir sur telle ou telle partie du corps humain : dans ces conditions, on se demande quels sont les mécanismes d'action, s'il a bien les effets qu'on lui prête, si ses effets secondaires sont supportables à tout point de vue, on cherche à préciser son domaine d'application, à affiner la posologie, etc. Mais on s'intéresse assez peu à ce qui se trouve entre le laboratoire pharmaceutique qui produit et conditionne ce principe actif et le corps qui le reçoit : or, pour que la molécule passe d'un point à un autre et effectue le travail qui est attendu d'elle, il faut qu'un certain nombre de conditions soient réunies et qu'un certain nombre d'acteurs se conforment plus ou moins à un ou des programmes d'action. Comment ces différentes exigences sont-elles portées, en totalité, partiellement ou pas du tout, par les médicaments eux-mêmes considérés dans toute leur matérialité, c'est-à-dire non seulement le principe actif, mais sa forme, son emballage, les accessoires éventuels, la notice, le carton etc? Pour tenter de répondre à cette question, nous mobiliserons les apports de la sociologie des objets techniques ; en particulier, nous ferons l'hypothèse qu'un médicament, tout comme un objet technique, définit par sa forme même des acteurs et des relations entre ces acteurs, attribue certaines compétences à ces acteurs, suppose un certain environnement pour “fonctionner”. Au travers d'exemples tirés de l'expérience commune, on essaiera de dresser un premier tableau des différentes modalités par lesquelles les usagers sont pris en compte dans le médicament et ce qui lui est associé.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., DODIER N., 1995, « Les objets de la médecine. Présentation », Techniques & Culture, 25-26, i-xi
Comment les techniques médicales s'inscrivent-elles dans des cultures qui peuvent être plus ou moins locales et comment ces cultures définissent-elles à la fois la forme prise par ces techniques et les utilisations qui peuvent en être faites ? De quelle manière les techniques prennent-elles part à tous les processus par lesquels le corps, la maladie se trouvent “socialisés” et deviennent des objets autour desquels des échanges se nouent, des rituels se mettent en place ? Comment transforment-elles, dans un univers donné, les rapports que les individus entretiennent avec leur corps, comment modifient-elles leurs perceptions ? De quelle façon les représentations que ces diverses techniques donnent du corps ou de la maladie s'articulent-elles entre elles et avec les représentations portées par d'autres types de médiations culturelles ? En réalisant ce numéro spécial sur les techniques de la médecine, nous avons voulu montrer que ces interrogations, qui renvoient aux préoccupations centrales du projet défendu par “Techniques et Culture”, se trouvent aujourd'hui au cœur d'un ensemble d'analyses ethnographiques, sociologiques, historiques qui cherchent à comprendre la médecine occidentale contemporaine.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., MÉADEL C., 1995, « Technologies de sécurité et organisation », Cahiers de la sécurité intérieure, 21, 53-59
Quelle doit être la place des technologies dans la lutte contre l'insécurité ? S'agit-il de simples outils à la disposition des professionnels et du grand public ou peut-on prévoir qu'elles se substitueront en partie aux missions assurées par des opérateurs humains ? Comment les organisations qui traitent de ces problèmes de sécurité sont-elles redéfinies par l'irruption de nouveaux dispositifs ? En quoi la répartition des compétences entre différents acteurs, opérateurs privés, forces de police, public sort-elle transformée de ces processus ? Et, de façon plus générale, le droit, la morale, le sens civique, les compétences professionnelles sont-ils reconfigurés par l'implantation de ces technologies ? Pour répondre à ces questions, nous disposons de quatre articles qui, parce qu'ils sont largement appuyés sur des réalités concrètes, des expériences de terrain, nourissent la réflexion et défont un certain nombre d'idées reçues.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., PASVEER B., 1995, « La sécurité de la naissance en France et aux Pays-Bas : coordonner par la technique ou par l'organisation ? », Revue française d'administration publique, 76, 575 à 584
La sécurité de la naissance a fait ces dernières années l'objet de vifs débats en France. À l'occasion des deux rapports demandés au haut comité de la santé publique, on note une inflexion dans les conceptions françaises en matière de risque : l'on passe ainsi de la sécurité comme accumulation des moyens techniques et humains à la sécurité comme capacité de détection des risques et d'orientation des femmes sur tel ou tel établissement en fonction des risques encourus. S'appuyant sur l'organisation néerlandaise de la naissance qui est basée sur cette idée de sélection, l'article se propose de caractériser ces différentes conceptions de la sécurité et leurs conséquences, d'évaluer l'importance des réformes envisagées en France et de préciser les conditions nécessaires à leur réalisation.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture |
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AKRICH M., 1995,« User Representations: Practices, Methods and Sociology », in RIP A., MISA T., SCHOT J. (eds) Managing Technology in Society. The Approach of Constructive Technology Assessment, Pinter,167-184
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques |
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AKRICH M., 1994, « Comment sortir de la dichotomie technique/société », in LATOUR B., LEMONNIER P., De la préhistoire aux missiles balistiques : l'intelligence sociale des techniques, La Découverte, 105-131
Bien que la question des techniques ait depuis longtemps suscité réflexions, commentaires, analyses de la part des chercheurs en sciences sociales, la sociologie des techniques, qui, sous son acception restreinte, est de création récente , n'apparaît pas aujourd'hui comme un champ de recherches aussi fortement structuré que celui de la sociologie des sciences. A l'image des techniques elles-mêmes, qui se prêtent à de multiples définitions, les angles d'attaque adoptés sont des plus divers, de la philosophie, à l'histoire en passant par l'économie, la sociologie ou l'anthropologie; notons que, par ailleurs, l'étanchéité disciplinaire n'est pas aussi forte que dans d'autres domaines: de plus en plus fréquemment, des sociologues s'appuient sur les travaux des historiens, des économistes citent ceux des sociologues, et vice-versa. Face à cette mosaïque de travaux qui rend vaine toute prétention à l'exhaustivité, nous avons pris le parti d'axer notre présentation autour d'un nombre restreint d'auteurs, choisis avec un double objectif: appartenant à des disciplines variées, leurs travaux donnent un aperçu des contributions de chacune d'entre elles; par ailleurs, leurs pensées sont suffisamment contrastées pour offrir un panorama aussi large que possible des thématiques, des problèmes posés, des débats auxquels ils ont donné lieu et des réponses qui ont été apportées, ce qui doit permettre de donner des points de repère par rapport auxquels situer un grand nombre d'autres travaux.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques |
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