Centre de Sociologie de l'innovation
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Publications 1988 - 1993
   
 
AKRICH M., 1993, « Les formes de la médiation technique », Réseaux, 60, 87-98
Dans cet article, l'auteur s'interroge sur la pertinence du concept de médiation, tel qu'il a été utilisé par un certain nombre d'auteurs, pour l'analyse des relations techniques/ société. Ce qui l'amène, à partir d'un certain nombre d'exemples, à analyser la médiation technique comme le résultat des opérations de spécification qui sont à l'œuvre dans l'innovation et produisent de façon indissociable des savoirs, des dispositifs techniques et des formes d'organisation.
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AKRICH M., 1993, « Essay of Technosociology: A Gasogene in Costa Rica », in LEMONNIER, P. (ed.), Technological choices. Transformation in material cultures since the Neolithic, Routledge, 289-337
How can we understand the way technologies interact with people, from the design process to utilisation, escaping the two contrasted positions of "sociologism" (every-thing is, at end, determined by social forces) or "technologism" (the form of technical devices is the major constraint affecting their diffusion and use)?
One solution for going through this difficulty is to place ourselves in a case where this question is a problematic one for the actors themselves. In this article, we propose to study the case of a gasogene which has been settled in a costarican village in order to provide electricity to the inhabitants: the functionning of this installation has been so unsatisfactory that all actors involved in the project were progressively led to a process of interpretation, trying to find the causes of the recurrent failures for putting an end to the continuous malfunctionning by suppressing them.
In this paper, we propose to start from the point that most human activities, and particularly the conception of technologies, are organized around the search for causes: why do people or machines react the way they do when faced with a certain trial or test? And this process of extended implication can have various results: accusations or implications that can lead, when they are stabilized, to an official history where the responsibilities are clearly attributed to some actors (human or non-human), a law action that represents another and different attempt to determine definitely the responsabilities and the causes, or a thing (the French word "chose" has the same etymological origin as "cause" or "accusation") that constitutes, by its technical form itself, a certain interpretation of what should be considered as causes or effects, in the inside of the technics as well as in the relation of the object to the outside (users, producers, repairers and so on). So we shall demonstrate that it is not possible, from the beginning of a technical project, to draw a clear separation between social and technical factors, as the determination of what is social and what is technical is engaged in the innovation process - following the people involved in the costarican project, we shall progressively discover with them, both the technical device, the social environment and the relationships between these two terms: the stabilization of this distinction can be considered as a major result of the technological process and it is why the study of technology is not at the margins of general sociology, but one of the central topics where we can currently observe a great variety of transformations affecting the world in which we live.
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Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
AKRICH M., 1993, « Les objets techniques et leurs utilisateurs, de la conception à l'action », in Les objets dans l’action, collection Raisons Pratiques, 4, Editions de l'EHESS, 35-57
En combinant des ressources issues de la sociologie de la traduction et de la sociologie de l'action, l'auteur propose dans cet article un certain nombre de concepts permettant l'analyse de l'action avec des dispositifs techniques. Celle-ci peut être envisagée selon trois modalités qui effectuent chacune le lien entre contenus techniques et compétences des acteurs : traduction, coopération, coordination. L'article débouche sur une analyse des conditions d'infélicité dans l'action avec les dispositifs techniques.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
 
AKRICH M., 1992, « Des réseaux vidéocom aux réseaux électriques: Machines, Gestion, Marchés », in Ces réseaux que la raison ignore, L'Harmattan, 5-30
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
AKRICH M., LATOUR B., 1992, « A Summary of a Convenient Vocabulary for the Semiotics of Human and Nonhuman Assemblies », in BIJKER, W., LAW J., (eds) Shaping Technology/ Building Society Studies in Sociotecnical Change, The MIT Press, 259-264
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
 
AKRICH M., BOULLIER D., 1992, « Cherche utilisateur final, désespérément », in BOULLIER D., LEGRAND M., (eds) Les mots pour le faire. Conception des modes d'emploi, Editions Descartes 23-38
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
 
AKRICH M., 1992, Beyond Social Construction of Technology: the Shaping of People and Things in the Innovation Process, In Dierkes, M. et Hoffmann, U. (eds.), New Technology at the Outset, Frankfurt/New-York, Campus/Westview, 173-190.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
AKRICH M., 1992, The De-scription of Technical Objects, In Bijker, W.et Law, J., ed, Shaping Technology/Building Society. Studies in Sociotechnical Change, Cambridge Mass., MIT Press, 205-224
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
 
AKRICH M., 1992, La presse et la technique : pluralité des modèles de journalisme, MédiasPouvoirs, 26, 24-32.
Les revues de bricolage et de décoration sont partagées en deux groupes caractérisés par leur politique rédactionnelle qui se traduit à la fois dans l'organisation générale de la revue (place de la publicité, existence d'un courrier des lecteurs...) et dans le contenu des articles: pour les uns, la presse technique doit essentiellement faire circuler les informations de l'endroit où elles sont élaborées, c'est-à-dire le milieu industriel, vers ceux à qui elles sont destinés, à savoir les usagers; pour les autres, le journaliste doit être un véritable médiateur entre ces deux pôles, ce qui implique une redéfinition des contenus rédactionnels en fonction du point de vue de l'usager-lecteur. Mais adopter la seconde option suppose suppose de la part de la revue un travail et des outils, plus ou moins développés, permettant de construire des représentations des usagers-lecteurs, représentations qui vont guider la mise en forme des contenus rédactionnels.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
AKRICH M., BOULLIER D., 1991, Le mode d'emploi: genèse, forme et usage, In ed, Savoir-faire et pouvoir transmettre, Ethnologie de la France, cahier n°6, Paris, Editions de la MSH,113-131
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
 
AKRICH M., 1991, L'analyse socio-technique, In VINCK, D., ed, La gestion de la recherche, Bruxelles, De Boeck-Wesmael, 339-353.
Ce chapitre fournit des éléments de méthode et des concepts analytiques aboutissant à une description opératoire des objets techniques, c'est-à-dire qui permette une formulation plus complète des épreuves ou expérimentations auxquelles il serait utile de soumettre le dispositif à tel ou tel moment de son développement, et, lié à ce premier point , un repérage plus fin des types des porte-parole qu'il apparaît nécessaire de consulter, d'éprouver, de mobiliser ou d'impliquer.
Type de doc : Chapitres d'ouvrages scientifiques
 
AKRICH M., 1991, «La technique, modes d'emploi», in WITKOWSKI N. (ed.), L’état des sciences et des techniques, Paris, La découverte, p.28-30.
 
 
AKRICH M., 1990, De la sociologie des techniques à une sociologie des usages: l'impossible intégration du magnétoscope dans les réseaux câblés de première génération, Techniques et Culture, 16, 83-110.
Les sociologues des techniques sont partagés entre deux tendances: soit ils suivent les objets à la trace, et décrivent finement leur parcours et les transformations qui les accompagnent, mais ils ne savent pas dire grand chose des utilisateurs, soit ils s'attachent davantage à la signification des objets techniques, décomposent tout ce qui circule autour d'eux, mais ont tendance à considérer ce dernier comme une boîte noire dans laquelle ils n'ont pas à entrer. Notre propos dans cet article est d'essayer de jeter une passerelle entre ces deux approches, et de montrer la constitution conjointe des objets et des acteurs, la signification des artefacts naissant de la mise en rapport de ces deux termes. Ce parcours, nous l'effectuons de la sociologie de l'innovation vers une sorte de sémiotique des objets techniques: notre méthode consiste à suivre, tout au long de la conception, l'utilisateur tel qu'il est représenté, inscrit, traduit dans les choix qui sont effectués (techniques ou autres). Nous verrons que les usages, et donc les significations attachées à tel ou tel dispositif, ne sauraient se déduire mécaniquement des choix effectués lors de la conception; pas plus qu'il n'est possible d'affecter telle ou telle signification à un objet indépendamment de son contenu technique. Plus précisément, la disjonction entre "l'utilisateur tel qu'il est inscrit dans le dispositif" autrement dit l'actant et "ce que le dispositif se doit de mobiliser chez son utilisateur", ce que nous appelons la "position", a pour fondement l'idée selon laquelle les objets techniques ont autant besoin pour exister et fonctionner de formes d'organisation "sociale" que nos sociétés ont besoin d'objets techniques pour se stabiliser et perdurer. Rétablir une symétrie entre l'objet et l'acteur et montrer comment l'un et l'autre se co-définissent, tel est à notre sens l'objectif d'une sociologie des usagers.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
 
AKRICH M., 1990, «Présentation», Techniques et Culture, (16), p.1-6.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
 
AKRICH M., 1989, De la position relative des localités. Systèmes électriques et réseaux socio-politiques, Cahiers du Centre d’Études pour l’Emploi, 32, 117-166.
Dans cet article, nous nous intéressons à deux formes d'électrification, le développement du réseau électrique centralisé, en Côte d'Ivoire et surtout en Algérie, et une expérience d'électrification décentralisée basée sur l'utilisation du photovoltaïque en Polynésie Française. L'électrification constitue un objet d'études particulièrement intéressant, dans la mesure où il s'agit d'un objet frontière: elle est rarement mise en oeuvre sans que soit fait référence à un moment donné au collectif national et à la manière dont peuvent s'articuler les choix politiques de développement et les choix techniques de réalisation industrielle. Partant de ces études de cas qui tenteront de restituer minutieusement le détail des opérations par lesquelles se construisent les systèmes techniques, nous nous demanderons pratiquement comment l'ordre industriel qui leur sert de support parvient à s'étendre, sur quels compromis il s'appuie, et quelles sont les conséquences finales de ce processus sur l'organisation de la société civile et sur la répartition des compétences entre le "local" et le "central", étant entendu ici que nous ne partons pas d'une définition a priori de ce qui est local ou central, mais que nous nous donnons comme problématique la constitution de ces "centres" et de ces "localités" au travers de la construction d'un système technique.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
 
AKRICH M., RABEHARISOA V., 1989, Le conseil en économies d’énergie : des revues grand public aux grandes surfaces de bricolage, Les Notes de l’Observatoire de l’Habitat Ancien, 7.
Dans cet article, nous faisons l'hypothèse que les questions relatives à l'économie d'énergie sont suffisamment ardues sur le plan technique et impliquent des investissements tels que les usagers ont recours, avant toute décision, à une forme de conseil, quelles qu'en soient les modalités pratiques. Dès lors, si l'on cherche à comprendre comment s'effectue aujourd'hui dans ce domaine la rencontre entre l'offre et la demande, et, en second lieu, quels effets "macro-économiques" , en termes d'économie globale d'énergie, l'on peut en attendre, il est nécessaire de revenir sur les opérations préliminaires qui permettent d'orienter les choix des usagers et, ce faisant, de décrire le réseau "économies d'énergie" en en restituant les différents médiateurs. Nous intéressons ici à une revue et deux grandes surfaces de bricolage et nous essaierons de montrer la spécificité du travail accompli par ces différents médiateurs, d'en comprendre l'efficacité, sans prendre parti a priori sur la "qualité", mesurée à l'aune des thermiciens, des conseils dispensés.
Type de doc : Articles dans des revues sans comité de lecture
 
 
AKRICH, M., 1989, La construction d’un système socio-technique. Esquisse pour une anthropologie des techniques, Anthropologie et Sociétés, 13, 2, 31-54.
Dans cet article, nous nous proposons de traiter des relations entre les systèmes techniques et tout ce qui est généralement entendu sous le vocable de "contexte" ou d'"environnement". Nous partirons d'un projet d'innovation - la conception, au Nicaragua, d'un système technique permettant de fabriquer des briquettes, destinées à la combustion, à partir des tiges de cotonnier - en montrant comment chaque choix technique se trouve au noeud entre des contraintes et des problèmes de nature très diverse. Mais, nous intéressant plus spécifiquement à la manière dont les objets techniques participent à la construction de notre culture, entendue au sens large du terme, nous essayerons de prolonger ce travail en direction de ce que l'on pourrait appeler une anthropologie des techniques. Plus que de suivre strictement l'élaboration d'un système technique, il s'agira de montrer la genèse simultanée de l'objet et de son environnement.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
 
HENNION A., AKRICH M., 1989, «Rubrique bibliographique 'Un renouveau sociologique de l'histoire de l'art ?'», L’Année sociologique, Sociologie de l’art, PUF, Paris, (39), p.425-445.
 
 
AKRICH M., CALLON M., LATOUR B.,1988, « A quoi tient le succès des innovations? »,Gérer et Comprendre, Annales des Mines, 4-17 (n°11); 14-29 (n°12)
Pour répondre à la question posée par son titre, cet article propose un modèle d'innovation, le modèle de l'intéressement qui s'oppose radicalement au modèle de la diffusion.
Le modèle de l'intéressement souligne l'existence de tout un faisceau de liens qui unissent l'objet à tous ceux qui le manipulent, il met en scène tous les acteurs qui se saisissent de l'objet ou s'en détournent et il souligne les points d'accrochage entre l'objet et les intérêts plus ou moins organisés qu'il suscite. Le résultat d'une telle description est un diagramme socio-technique qui combine deux genres que l'on a tendance à séparer: l'analyse technologique qui se limite à la description de l'objet per se et de ses propriétés intrinsèques; l'analyse sociologique de l'objet, c'est-à-dire des milieux dans lesquels il se déplace et sur lesquels il produit des effets. L'analyse socio-technique, quant à elle, se place à l'endroit précis où l'innovateur se situe, dans cet entre-deux difficile à saisir où se mettent simultanément en forme la technique et le milieu social qui le reprend.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture
 
 
AKRICH, M., 1988, La recherche pour l’innovation ou l’innovation pour la recherche? Le développement du photovoltaïque en Polynésie, Culture Technique, 18, 318-329.
A partir d'une étude de cas, l'implantation d'un programme d'électrification photovoltaïque en Polynésie, cet article s'interroge sur rôle de la recherche dans l'innovation industrielle: on montre que, dans ce cas particulier, cela revient à se poser la question de l'efficacité relative des multiples moyens d'accès au "réel" dont disposent les innovateurs pour ajuster la forme de l'objet technique au milieu auquel il est destiné. L'effort de description porte sur la restitution des processus élémentaires de décision qui font passer d'un projet général à un produit particulier: tout au long de ce récit, nous nous demandons dans quelles circonstances, à quels endroits, le recours à la recherche s'est avéré crucial, de quelle manière il est possible de qualifier les différents types de recherche à l'oeuvre, comment on peut décrire finement le rôle de cette (ces) recherche(s) dans la mise en forme de l'innovation. On constate in fine que la recherche, au sens strict du terme, loin d'être à l'origine du démarrage du projet, doit être davantage considérée comme un de ses résultats.
Type de doc : Articles dans des revues avec comité de lecture